Dans la confection depuis 1897.

Devanture du magasin et Antoine Abadie
  1. Devanture du magasin
  2. Devanture du magasin lors d’une foire de Bagnères-de-Bigorre
  3. Antoine Abadie (1871 – 1936)

Les arrières grands-parents, 1897

Antoine ABADIE (1871 – 1936) et Marie-Antoinette CAPGERE (1872 – 1913) tous deux bonnetiers de formation créent vers 1897, à POUZAC, une filature pour valoriser la laine des Pyrénées. À cette époque, de nombreuses filatures se sont installées autour de Bagnères-de-Bigorre 65200 Hautes Pyrénées.

Dans les années 1910, ils ouvrent un magasin à Bagnères-de-Bigorre, commune de proximité (4 km de Pouzac), afin de vendre une partie de la production, notamment des pulls, bonnets, couvertures, et matelas de laine.

Lucien Abadie et la famille Abadie réunie en Martinique
  1. Lucien Abadie
  2. La famille Abadie réunie à la Martinique

Des Pyrénées à la Martinique

En 1948, Jeanine Abadie et son frère aîné Lucien, tailleur de formation, partent à l’aventure au Venezuela. Ils y resteront 4 ans puis s’installeront en Martinique en 1952 où ils commenceront une petite activité de confection de costumes à l’unité avec une machine SINGER à pédale, dans une des pièces de leur appartement, situé à Fort-de-France, Rue Garnier Pagès.

En 1953, la famille se regroupe avec l’arrivée de Jacques leur frère, et de leurs parents, Joseph et Yvonne.

L’activité s’intensifie sous l’impulsion de Jacques qui a une vision plus industrielle des choses.

Lucien Abadie à la coupe des pantalons
  1. Lucien à la coupe des pantalons

Ils déménagent alors aux Terres Saint Ville le long de la rivière Madame pour un appartement un peu plus grand. Là-bas ils commencent à produire des petites séries de shorts et chemises pour les ouvriers travaillant dans les champs, en sous-traitance pour des commerçants du centre-ville, (le prix payé alors était de 2 Francs par pièce).

Rapidement, les commandes affluent et ils investissent dans 2 puis 3, 4… machines à pédales qu’ils vont ensuite électrifier avec un moteur en fonction des moyens financiers à leur disposition, d’abord pour les ouvrières. Jacques et Jeanine continuant avec les machines manuelles, puis ensuite pour eux.

Petit à petit l’activité augmente et ils font l’acquisition dans les années 1662 d’un petit bâtiment industriel situé à la zone artisanale de Dillon.

Dans cet atelier ils industrialisent et sont à la tête d’une entreprise d’une trentaine de personnes. Ils produisent environ 60 shorts et 60 chemises par heure. La clientèle est constituée de magasins du centre-ville, de grossistes, d’écoles qui commandent des uniformes… Ils exportent même une partie de la production.

Machine Beyroux pour confection des matelas et Jacques Abadie
  1. Machine Beyroux pour confection des matelas
  2. Jacques Abadie

Des uniformes aux matelas

Souhaitant répondre aux demandes les plus spécifiques de ses clients, l’entreprise ouvre au début des années 1970, un atelier de confection de petits matelas lavables en mousse, à destination de la filière bananière qui cherche à protéger les régimes de bananes.

Ils comprennent très vite l’intérêt de valoriser leur savoir-faire « miniature » et investissent dans une machine BEYROUX (marque fabriquée à Paris à l’époque) qui leur permettra de commencer la production de véritables matelas. D’abord, la technologie ressorts, puis, en 1973, les matelas en mousse polyuréthane, matériau révolutionnaire offrant de nombreux avantages mais difficile à importer car très volumineux.

Pour palier à cet inconvénient majeur, ils installent en 1976, une ligne de production de mousse polyuréthane.

En 1979, l’ensemble de l’installation est déplacé dans la zone industrielle de la Jambette, dans un nouveau bâtiment qui accueille également un magasin.

L’entreprise a délaissé son métier originel de confection de vêtements et est désormais reconnue comme fabricant de matelas. Les gains sont réinvestis dans l’outil de travail.

Vignette Belle Literie - Sortie d'un bloc de mousse sur la ligne de production en continu - Entreposage des blocs de mousse avant découpe horizontale - Découpe horizontale d'un bloc de mousse
  1. Vignette Belle Literie
  2. Sortie d’un bloc de mousse sur la ligne de production en continu
  3. Entreposage des blocs de mousse avant découpe horizontale
  4. Découpe horizontale d’un bloc de mousse

Une marque reconnue et labellisée

En juillet 1986, l’usine de la Jambette est ravagée par un incendie L’activité reprendra 7 mois plus tard et sera à nouveau déplacée en 1990 dans les actuels locaux de Rivière Roche à Fort-de-France.

Soucieuse de faire reconnaître son savoir faire, et la qualité de ses matelas, l’entreprise obtient en 1992 le label Belle Literie qui valide la qualité des matières premières et le respect d’un process de fabrication.

En 1995, l’usine s’équipe de nouveaux outils de production de mousse en continu et de découpe qui permettront un développement commercial considérable en augmentant la capacité de production.